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GUIDE · MATÉRIEL

Gérer les demandes de matériel entre le chantier et l'entrepôt

Publié le · Mis à jour le · 4 min de lecture · par l'équipe DASP

Un texto au magasinier, un appel pendant qu'il est au téléphone avec un fournisseur, une liste sur un bout de carton : c'est comme ça que les pièces se perdent, que les techniciens font des allers-retours inutiles et que l'entrepôt ne sait plus quoi préparer en premier. Voici comment organiser les demandes de matériel entre le chantier et l'entrepôt pour que tout le monde sache quoi faire, et dans quel ordre.

Pourquoi les demandes de matériel déraillent

Dans la plupart des entreprises de terrain, le problème n'est pas l'entrepôt, c'est le chemin entre le chantier et l'entrepôt :

  • Trop de canaux : texto, appel, courriel, papier laissé sur le comptoir. Une partie se perd.
  • Des demandes incomplètes : « du fil pour Laval » ne dit ni la quantité, ni le calibre, ni la date.
  • Aucune priorité : une pièce pour un client en panne attend derrière une commande pour la semaine prochaine.
  • Aucun suivi : le technicien rappelle trois fois pour savoir si c'est prêt.
  • Des retours oubliés : le matériel non utilisé reste dans le camion et disparaît de l'inventaire.

Une bonne demande de matériel, c'est cinq informations

  1. Quoi : l'article, assez précis pour ne pas se tromper (modèle, format, calibre).
  2. Combien : la quantité, dans la bonne unité.
  3. Pour quel chantier ou quel appel : pour savoir où livrer et à quoi imputer le coût.
  4. Pour quand : aujourd'hui, demain matin, la semaine prochaine.
  5. Quelle urgence : une échelle simple, connue de tous.

Trois niveaux d'urgence suffisent

NiveauExempleCe que fait l'entrepôt
NormalMatériel pour un chantier planifié la semaine prochaineTraite la demande dans l'ordre
UrgentPièce nécessaire demain matinLa passe devant les demandes normales
CritiqueClient sans chauffage, équipe bloquée sur placeS'en occupe tout de suite
Le piège : si tout est « urgent », plus rien ne l'est. Gardez « critique » pour les vraies situations bloquantes, et dites-le clairement à l'équipe.

Des étapes visibles par tout le monde

Une demande passe par des étapes simples : envoyée, validée par l'entrepôt, en préparation, prête à ramasser, puis livrée (ou refusée, avec une raison). Quand chacun voit l'étape en cours, les appels « c'est-tu prêt ? » disparaissent.

L'entrepôt doit aussi pouvoir accorder moins que la quantité demandée quand il manque du stock, en le disant clairement, plutôt que de bloquer toute la demande.

Ne pas oublier les retours

Le matériel non utilisé doit revenir à l'entrepôt et être compté. Sans retour, l'inventaire est faux, le coût du chantier est surestimé et le même matériel est commandé deux fois. Comptez les retours dans la bonne unité, même en fraction : 2,5 mètres de câble restent 2,5 mètres.

Comment DASP gère les demandes de matériel

  • le technicien fait sa demande depuis son téléphone, avec le niveau d'urgence : normal, urgent ou critique ;
  • une demande critique prévient toujours l'entrepôt, même si ses notifications ont été coupées ; les demandes urgentes et critiques demandent un accusé de lecture ; s'il n'y a aucun responsable d'entrepôt actif, c'est le bureau qui est prévenu ;
  • l'entrepôt fait avancer la demande d'étape en étape (envoyée, validée, en préparation, prête, livrée) et le technicien suit où elle en est ;
  • l'entrepôt peut accorder une quantité plus petite que la quantité demandée ;
  • une deuxième commande de pièces pour le même appel s'ajoute à la demande existante, tant que l'entrepôt ne l'a pas commencée ;
  • les retours de matériel sont suivis, avec des quantités décimales.

À lire aussi

Le matériel demandé du chantier, suivi jusqu'à la livraison

Demande depuis le téléphone, niveaux d'urgence, étapes suivies par l'entrepôt et retours comptés. Inclus dès le forfait Terrain.

Voir la gestion du matériel

Questions fréquentes

Comment organiser les demandes de matériel d'un chantier ?+

Avec un seul canal pour toutes les demandes et toujours les mêmes informations : l'article, la quantité, le chantier ou l'appel concerné, la date voulue et le niveau d'urgence. L'entrepôt fait ensuite avancer chaque demande par étapes visibles de tous.

Quels niveaux d'urgence utiliser ?+

Trois suffisent : normal, urgent (nécessaire pour le lendemain) et critique (client ou équipe bloqués). L'important est de réserver « critique » aux situations vraiment bloquantes.

Que faire quand l'entrepôt n'a pas toute la quantité demandée ?+

Accorder la quantité disponible et l'indiquer clairement sur la demande, plutôt que de la bloquer. Le technicien sait alors exactement ce qu'il va recevoir.

Pourquoi suivre les retours de matériel ?+

Parce que le matériel non utilisé qui ne revient pas fausse l'inventaire et le coût du chantier, et finit souvent commandé une deuxième fois.

La gestion du matériel est-elle incluse dans DASP ?+

Oui, les demandes et retours de matériel sont inclus dès le forfait Terrain (159 $ par mois, 10 utilisateurs inclus).